Transcription vidéo SOLTéA
Qui finance nos études ?
Euh, mes impôts ?
Mes frais de scolarité ?
Oui mais c’est aussi les entreprises via la taxe d’apprentissage ! Et la subtilité c’est qu’elles choisissent où va une partie de cet impôt…
Alors… quelles entreprises s'investissent le plus ? Et surtout, où mettent-elles leur argent ?
Jingle
En 2024, 700 000 entreprises ont fléché leurs cotisations vers des établissements et des formations de leur choix.
Au total, 378 millions d’euros, soit 76 % du total cotisé, ont été transférés via SOLTéA, la plateforme gérée par la Caisse des Dépôts pour le compte de l'État !
Toutes les entreprises peuvent-elles le faire ?
Oui ! Et peu importe leur taille.
Même si en général, plus l’entreprise est grande, plus elle oriente ses financements. Logique, puisque les montants concernés sont plus importants et que les grandes entreprises ont des enjeux de partenariat et de recrutement avec les établissements scolaires !
Ceci étant dit, quelle que soit leur taille, l'implication des entreprises pour flécher les cotisations progresse.
Concrètement, où vont ces fonds ?
Les employeurs privilégient souvent leur région d’implantation ! Deux tiers des montants sont fléchés localement. Là encore, cela permet de s'adapter aux besoins spécifiques de l'entreprise.
Par exemple, un spécialiste de l’aéronautique basé à Toulouse investira probablement davantage dans des établissements de formation d'ingénieurs en Occitanie, là où il souhaite recruter et où la filière est implantée...
C'est ainsi que les plus gros bassins d'emplois se distinguent, comme l’Île-de-France qui capte plus d’un tiers des sommes fléchées, suivie par l’Auvergne-Rhône-Alpes et les Hauts-de-France.
Le Grand Est, la Corse et certains DROM affichent une dynamique plus faible.
Mais certaines régions ultramarines comme la Martinique ou Mayotte montrent une forte progression, preuve d’une mobilisation croissante des employeurs locaux.
Qu'en est-il des établissements et des formations qui reçoivent ces fonds ?
Près de la moitié des fonds sont orientés vers l’enseignement supérieur - privé et public - et un quart vers le secondaire, avec des parcours souvent professionnalisants.
Il est aussi possible pour les entreprises de financer directement des formations : plus de 20 000 ont été soutenues en 2024 pour un total de 59 millions d’euros.
Les priorités ? Gestion, industrie, électronique, informatique, sciences et commerce... Des domaines qui répondent aux besoins stratégiques des entreprises.
Au global, près de la moitié de ces financements concernaient des formations de haut niveau : master 2 ou diplôme d'ingénieur, suivis par les licences, le master 1, et le BAC.
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