Mon Parcours Handicap : une communication sur la diversité

Le Lundi 11 avril 2022

Les actions de communication menées par la direction de la communication – politiques sociales en charge du sujet handicap ont pour objectif d’augmenter la notoriété de Mon Parcours Handicap et de donner à voir la diversité des situations et des personnes concernées par le handicap.

Nathalie, Grégoire, Sinwan, Yannick, Hélène, Mickaël, Candice, Manon, Hajer, Yves, Romain, Charles, Florence, Valérie, Fleur, Béatrice, Amandine…

Retrouvez toutes les vidéos sur la chaîne Youtube de la Caisse des Dépôts :  playlist Handicap

Cliquez ici

La communication en chiffres

1 million de vues sur l'ensemble de nos réseaux sociaux

17 témoins

10 lieux d'interviews

Invisible, stéréotypé, le handicap est un sujet complexe à traiter. Découvrez ci-dessous le témoignage de 3 acteurs de cette campagne de communication. 

Interview de Jean-Michel Roulle, directeur de la communication politiques sociales

  • En matière de communication sur le sujet handicap, quel rôle joue la direction des politiques sociales ?

Au sein du département communication de la direction des politiques sociales nous avons, dès le lancement de Mon Parcours Handicap, intégré ce nouveau dispositif utile aux français dans notre stratégie. C’est pour la DIRCOM un axe important qui illustre parfaitement la signature « La Caisse des Dépôts accompagne les parcours de vie ». Pour ce faire, une chargée de communication est dédiée au sujet du handicap. Elle accompagne donc le métier pour l’élaboration du plan de communication, sa mise en œuvre et son suivi. Depuis mai 2020 Julie BRAVARD suit au quotidien la communication de cette nouvelle plateforme et développe sa notoriété.

  • Quels sont les projets de communication en cours sur le sujet du handicap ?

Nous venons de terminer une vidéo institutionnelle présentant la rubrique études supérieures qui sera bientôt diffusée. La Dircom a également noué trois partenariats avec différents médias : BRUT, Datagora et l’influenceur Hugo Décrypte. Du fait de leurs audiences, ces médias vont nous permettre de continuer à développer la notoriété et la visibilité de Mon Parcours Handicap.

En 2022, nous avons, prévu de travailler la cible des professionnels en leur fournissant, notamment, un kit de communication. C’est une cible qui doit permettre de relayer la plateforme auprès de leurs publics.
Enfin, nous sommes en train de réaliser une vidéo présentant l’équipe projet Mon Parcours Handicap.

  • Quel témoignage vous a le plus marqué et pourquoi ?

Je ne choisirai pas un seul témoignage. La globalité des capsules montre la diversité des handicaps, la force de chacune de ces personnes, leur capacité de résilience et la leçon de vie qu’ils nous donnent. Je salue également tous les aidants et les professionnels qui les accompagnent au quotidien. Je pense que cette série, unique en son genre, met en lumière les différentes situations, que ce soit au niveau scolaire ou celui des études supérieures. Et au-delà, elles sont d’utilité publique car elles présentent les différentes aides possibles. Elles sont une belle illustration de ce qu’offre Mon Parcours Handicap.

Interview d’Emmanuel Serrié, directeur du département handicap

  • Cette campagne vidéo a-t-elle permis d’augmenter la notoriété de Mon Parcours Handicap ?

Les vidéos ont fait plus de 930 000 vues sur les réseaux sociaux (Twitter, LinkedIn, Facebook, Instagram), c’est un super résultat ! c’est surtout la confirmation que les nouvelles rubriques Scolarité et Enseignement supérieur sur Mon parcours handicap correspondent à un réel besoin.  Une information fiable et centralisée, simple et pédagogique, ça peut paraître « basique » comme demande, pourtant elle n’était pas satisfaite jusqu’à la mise en ligne de ces rubriques.

  • Peu de support vidéo sont 100% accessible dans les médias, pourtant le défi a été relevé par l’équipe com’. En quoi est-ce indispensable selon vous ?

Peu de personnes ont conscience que les supports traditionnels de communication n’atteignent pas tous les publics, ne sont pas compréhensibles par tout le monde. C’est un vrai changement d’état d’esprit qui est nécessaire, avoir l’objectif d’atteindre la population la plus large possible en concevant des formats ou supports de communication simples, accessibles. Bien sûr il y a un coût lié à la transcription en langage des signes par exemple, mais il est préférable de faire une seule vidéo totalement accessible plutôt que plusieurs qui ne le sont pas ou le sont partiellement, en ciblant bien le message. Mais pour s’engager dans cette approche, il faut avoir connaissance des besoins des personnes en situation de handicap et de solutions qui existent. La Caisse des Dépôts doit être exemplaire, c’est un sujet de société, et l’équipe com’ est totalement convaincue, motivée et compétente pour rendre nos communications accessibles.

  • Quel témoignage vous a le plus marqué et pourquoi ?

Les personnes interviewées réussissent à parler simplement de leur vie quotidienne, de leurs difficultés et de l’aide apportée par Mon Parcours Handicap. Ce n’est pas simple de parler face à une caméra, il y a une forme de pudeur, une interrogation aussi sur « ça sert à quoi finalement de parler de moi ou de mes problèmes » et puis le « qu’en dira-t-on ». Nous avons des difficultés à trouver des personnes prêtes à témoigner. Celles qui acceptent de s’exprimer le font avec beaucoup de sincérité et ce, quel que soit leur âge. Le petit Charles m’a beaucoup ému, voir ce visage enfantin raconter simplement la maladie et ses conséquences qui sont autant de handicap me bouleverse profondément, du fait aussi de mon histoire personnelle.

Interview de Nathalie Dross, directrice déléguée aux employeurs publics et aux partenaires nationaux au FIPHFP de 2013 à 2021

  • Vous avez accepté de témoigner en tant que parent aidant, en quoi était-ce important pour vous ?

A l’annonce du handicap de leur enfant, les parents se retrouvent face à une situation à laquelle ils n’étaient pas préparés. Ils sont inquiets, se demandent comment envisager l’avenir, comment être informés, accompagnés, et par qui. Sur le long terme, ils doivent souvent composer avec une charge mentale accrue en conciliant vie personnelle (accompagnement de leur enfant, démarches administratives, suivi médico-social, etc…) et vie professionnelle.

Je souhaitais leur dire qu’ils ne sont pas seuls, que des solutions existent, qu’il ne faut pas hésiter à se rapprocher des professionnels et des associations de personnes en situation de handicap pour être guidés, accompagnés, soutenus. De nombreux acteurs interviennent dans le champ du handicap et au début, il n’est pas facile de s’y retrouver parmi les différents dispositifs proposés et un maquis de sigles inconnus ! D’où l’intérêt de sites officiels comme MPH pour ne pas être livré à soi-même, gagner du temps, s’y retrouver dans les démarches à effectuer, et envisager le champ des possibles.

  • Pensez-vous que le handicap est un sujet trop peu traité dans les médias ?

Il l’est de plus en plus, notamment aussi avec humour et poésie depuis une dizaine d’années avec la série télévisée « Vestiaires ». Mais, lorsque l’on n’est pas touché par le handicap à titre personnel ou par celui d’un proche, c’est un sujet qui peut paraître « abstrait » et loin de ses préoccupations, alors qu’on devrait tous se sentir concernés…Le handicap peut survenir à tout moment et n’importe qui peut y être confronté (85% des handicaps surviennent au cours de la vie, et près de 80% d’entre eux ne sont pas immédiatement visibles). Chaque situation de handicap est différente, et mieux connaître les handicaps en sensibilisant le grand public permet aussi d’adopter les bonnes postures, et surtout de s’enrichir mutuellement de nos différences. 

  • Quel témoignage vous a le plus marqué et pourquoi ?

Tous les témoignages de la rubrique sont touchants et éclairants, car ils montrent des parcours de vie souvent semés d’embuches, avec des espoirs, des rêves, et aussi des réussites. Celui de professionnels engagés (enseignants et éducateurs spécialisés, AESH, référents handicap…) est aussi très utile pour illustrer l’importance de leur travail et de leur accompagnement quotidien aux côtés des personnes en situation de handicap et de leurs aidants. 

Enfin, parmi les plus marquants, je retiens le témoignage de Charles avec son sourire et sa bonne humeur qui nous parle en toute simplicité de son « cartable connecté » pour rester en contact avec sa classe lorsqu’il était hospitalisé ; et celui d’Hajer, doctorante à l’université de Valenciennes, qui incite les jeunes en situation de handicap à « oser imaginer et entreprendre, et à ne pas hésiter à faire de leur handicap une force, pas un obstacle ».